1er mai 2020 : confiné-e-s mais pas muselé-e-s !

Depuis 6 semaines, le monde et notre pays traversent une crise sanitaire sans précédent.

Depuis le début de la crise, la CGT a été pleinement mobilisée pour protéger la santé de toutes et tous les salarié·e·s.

Dans tous les secteurs assurant la satisfaction des besoins vitaux, les salarié-e-s ont été à leur poste dans des conditions de travail parfois très compliquées : personnels de santé, des services de l’Etat, des transports, de l’Energie, des pompiers, des commerces alimentaires, des aides à domicile, du secteur social, des éboueurs, du personnel pénitencier et de la sécurité ou des personnels de l’Education nationale, des garderies et centres de loisirs et des crèches qui assurent la garde des enfants de celles et ceux qui sont au travail.

La CGT salue leur dévouement et dans bien des cas, leur héroïsme.

Nous avons été présents avec elles et avec eux pour faire respecter leurs droits et garantir leurs conditions de travail. De même auprès de celles et ceux qui par l’action collective, par l’usage du droit de retrait, ont lutté pour défendre leurs droits à la Santé et à la Sécurité.

On l’a constaté de nombreuses entreprises non essentielles à la vie de la Nation ont peu à peu rouvert, exposant ainsi leurs salarié·e·s à des risques inutiles pour eux, leur famille mais également l’ensemble de la population. La logique économique pour certains patrons étant plus importante que la santé des travailleuses et travailleurs.

Dans cette période si particulière, chacun aura pu évaluer les mensonges de nos gouvernants, les volte-face et plus généralement leur incompétence désastreuse à gérer cette crise.

Mais ne soyons pas naïfs : leur incapacité à fournir les masques et les tests nécessaires à la protection de la population ne doit pas masquer leur habilité à réussir en quelques semaines à casser les conquis sociaux auxquels nous sommes le plus attachés : congés payés, durée quotidienne maximale de travail, durée hebdomadaire de travail, extension du travail le dimanche, aménagements de l’exercice de la médecine du travail et de la consultation des représentants du personnel… Et ce n’est pas encore terminé, chaque Conseil des ministres apportant son lot d’ordonnances antisociales. Une régression sociale sans précédant sous couvert de crise sanitaire.

La réaction légitime des organisations progressistes a été de dire : plus jamais ça ! La santé doit prévaloir sur les considérations économiques ! Car l’enjeu n’est pas la relance d’une économie profondément inégalitaire, d’avoir un monde d’après pire que le monde d’avant. Il s’agit au contraire de repenser nos priorités, soutenir la transition écologique et énergétique, de relocaliser nos industries, d’opérer un vaste partage des richesses, de développer nos services publics, dont la crise du covid 19 a démontré leur état désastreux : santé publique, éducation et recherche publique, services aux personnes dépendantes…

Dans ce contexte, se mobiliser le 1er mai apparaît plus qu’indispensable.

Bien sûr, la journée internationale des travailleurs ne pourra pas être une journée de manifestation comme les autres années. Le 1er mai, jour férié et chômé, était à l’origine une journée de grève pour obtenir la journée de 8h. Tous les ans, les nombreux rassemblements et manifestations sont l’occasion de porter les revendications des salarié·e·s.

La CGT reste présente et mobilisée pour garder le caractère revendicatif de cette journée. Même confiné·e·s, manifestons toutes et tous le 1er mai avec des pancartes, banderoles et en envahissant les réseaux sociaux pour donner à cette journée une véritable force collective !

Ce sera également un premier message adressé à nos dirigeants, leur signifiant que non, ils ne pourront pas nous museler.

Et une première préparation au jour d’après, que nous devons plus que jamais construire dès maintenant !

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Pour ne pas resté-e-s muselé-es- le 1er mai 2020, cliquez sur les liens suivants :

1er mai : le jour d’après, je veux quoi ?

Pétition : plus jamais ça

 

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